LES DIX PETITS NEGRES (2007)
Le sujet :
Dix invités, dix inconnus sur une île déserte se préparent à passer un week-end de rêve. Mais rien ne va se passer comme prévu, cela tourne au cauchemar.

Les dix petits nègres, une énigme passionnante, pleine de suspense, de rebondissements et d’humour ; un livre beaucoup lu, une pièce policière à découvrir.


Note d'intention du metteur en scène :
Agatha Christie a écrit, avec son brio habituel, cette pièce policière en 1939.
Elle met en prise dix personnages aux personnalités bien trempées et un assassin que l’on finira par découvrir. Les dix personnes venant de tous les horizons et n’ayant aucun point commun entre elles, sont invitées à passer les vacances sur l’île du nègre. A leur arrivée, le propriétaire de l’île n’est pas au rendez-vous mais les invités ne s’en offusquent pas plus que cela. Mais après ….

Cette œuvre a donné lieu à de multiples adaptations et interprétations. Elle contient, en effet, tous les ingrédients nécessaires au ravissement du spectateur et des acteurs : dix portraits qui se précisent au fur et à mesure, une atmosphère de piège maximisée par le choix du lieu (une ile déserte), une énigme qui est résolue dans les cinq dernières minutes….

Pour aborder la mise en scène de cette pièce, j’ai choisi trois angles :

- L’aspect ludique : On peut, en effet, parler de jeu au sujet de cette pièce : Tout le monde mène son enquête (acteurs et public) sans noirceur extrême mais avec l’excitation d’un joueur de poker qui jauge ses adversaires et cherche des appuis (des complices ?). Toute ressemblance avec le Cluedo n’est pas fortuite.

- Les codes du polar des années cinquante : Agatha Christie, a écrit ici sa pièce la plus transposable (époque, géographie, atmosphère…). Il me semblait intéressant de ne pas copier l’univers très British de l’auteur mais de montrer également la force du propos en le changeant de cadre (avec l’envie de démontrer la même efficacité). Les polars américains des années cinquante ont l’avantage de nous proposer un univers, un esthétisme et une musicalité que beaucoup apprécient et qui colle tout à fait à l’écriture des Dix petits nègres.

- La richesse intérieure des personnages et leur communauté : Il est très rare que l’on ait à décrire un si grand nombre de personnages dans ce qu’ils ont de plus caché, de plus enfoui. La construction même de la pièce fait que chacun montre son vrai visage petit à petit. Chacun livre aux autres personnages et aux spectateurs ce qu’il a de plus personnel, de moins avouable et de plus sujet à jugement. Le travail des comédiens a été axé sur une recherche de sobriété, de sens, pour mieux faire rejaillir, au moment opportun, la face obscure, la soudaineté et la puissance des évènements forts. L’autre aspect primordial du jeu, réside dans la communauté que crée la situation : Les personnages sont différents, ne se connaissant pas mais sont ensemble dans la même galère. Ils vont tous devoir jouer ensemble (parfois sans mot dire), s’étalonner, se rapprocher, s’interroger (même du regard) s’opposer…Ils sont liés entre eux, comme dans une chaîne, non pas avec un maillon faible mais avec un maillon plus fort que les autres.

La distribution :
Cécile Bargain (Lydie), Sophie Cailloux (Marie), Gilles Kanter (Philippe Lombard), Laurence Lagorce (Emilie Brent), Jacques Michel (le Général Mackenzie), Sophie Picciotto (Véra Claythone), Claude Rasquin (le Docteur Lewis), Boris Rowenczyn (William Blore), Julien Saur (Tony Martone), Patrick Savey (le Juge Malgrave).

L'équipe :
Société Kara (décors), Boris Rowenczyn et Jacques Michel (musique), Laurence Lagorce et Bruno Saunier (Costumes et accessoires), Sophie Picciotto, Guyslaine Basile, Boris Rowenczyn, Bruno Saunier et Patrick Savey (Production), Valérie Zoltobroda et Sophie Picciotto (affiche et communication).

 


     Les pièces jouées :

     Divers :

     Partenaire: